Faire bouger le logement et l’urbanisme à Nantes

L’Ouest de la France est attractif : les grandes metropoles (Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse…) concentrent chaque année de nouveaux habitants et de nouveaux emplois.

  • Un chiffre au niveau national : 82 % des creations d’emplois en France ont lieu dans les metropoles.
  • Un chiffre au niveau local : 17.000 nouveaux habitants arrivent chaque annee en Loire- Atlantique.

Le « revers de la médaille » : il devient de plus en plus difficile de se loger à Nantes, a fortiori quand on a peu de moyens (étudiants, foyers modestes…).

En parallèle, on constate des évolutions d’usages et de modes de vie qui impactent le besoin de logements :

  • La dé-cohabitation entraîne une hausse de 0,5 % de demandes de logement par an
  • Le développement du télétravail impacte aussi la demande des actifs quant à leur logement (une pièce en plus comme bureau…)

Enfin, les Nantais aspirent à un cadre de vie apaisée et à une urbanisation modérée et plus humaine. Nous ne voulons pas d’une métropole à 1 million d’habitants en 2050 !
Pour répondre à cet enjeu, il faut se positionner sur des mesures de court terme, nécessaires pour parer au plus pressé de manière responsable, et de long terme, pour arrêter de bétonner la ville.

Continuons à construire du logement à Nantes pour contenir les prix de l’immobilier

  • S’il n’y avait pas de production de logements aujourd’hui, tout le stock de logements à vendre sur la métropole s’écoulerait en moins de 9 mois.
  • Dans le locatif privé, le taux de vacance, de 4,5 % en 2014, était en 2019 passé à 1,9 %. Nous avons le taux de vacance de logement le plus bas de France à 5 % environ.

Dans un premier temps, nous maintiendrons la construction de 6000 logements par an à l’échelle de NM. L’objectif à 10 ans est de parvenir à diminuer ce chiffre en travaillant à une meilleure répartition des constructions dans notre bassin de vie .

Favorisons l’accession à la propriété par des dispositifs fiscaux adaptés.

Seuls 37% de Nantais sont propriétaires.

Nous amplifierons l’action de NM via l’Office Foncier Solidaire « Atlantique Accession Solidaire » car :

  • cela permet une baisse de 30 % à 50% du coût du logement pour les futurs propriétaires. L’aspect social est maintenu dans le temps (notamment à la revente)

Nous proposons de doubler l’objectif fixé par Nantes Métropole en passant de 2500 à 5000 logements en 10 ans sur la Métropole. Nantes Métropole financera 5000€ par logement, soit un coût supplémentaire de 1 250 000€ par an.

Nous souhaitons également ouvrir l’Office Foncier aux promoteurs privés comme l’ont fait d’autres communes.

Construisons du logement social SAUF dans les quartiers qui ont aujourd’hui plus de 50% de logements sociaux

La politique du logement social a aussi contribué à la flambée des prix. L’offre de logements a été accaparée par le logement social et aussi par le logement pour les gens aisés. Résultat : les Nantais aux revenus modestes peinent à se loger avec la flambée des prix. Il est urgent d’inverser cette tendance.

  • Concentrer tous les logements sociaux dans les mêmes quartiers est une énorme erreur d’urbanisme. Cette ghettoïsation de la ville a enfermé les Nantais plutôt que leur permettre de s’en sortir. Il est nécessaire de construire du logement social, avec un maintien à 25%. En revanche, les constructions dans les quartiers où sont concentrés les poches de précarité seront stoppées, comme à Bottière (85% de logements sociaux).
  • Partenariat « Priorité logement » avec les bailleurs sociaux. 52 % des Nantais qui sont sous le seuil de pauvreté sont logés dans le logement libre.

Il nous faut davantage de souplesse, les logements doivent davantage « tourner » en fonction de l’évolution de la famille ; un T4 avec une famille n’est plus nécessaire quand les enfants ont quitté le domicile.

Développons les nouvelles formes d’habitat participatif

52% des ménages nantais sont constitués d’une personne seule. Au-delà du coût du logement, l’enjeu est aussi de lutter contre les enjeux de solitude et d’isolement qui sont devant nous dans les grandes métropoles.

Nous voulons favoriser l’habitat partagé, avec la création d’un village des générations : logements pour personnes âgées ou handicapées et logements pour étudiants et jeunes actifs, loyers modestes en échange de menus services rendus et d’une présence humaine. Le bénéfice est financier et lien social renforcé.

Nous soutiendrons un projet d’habitat accessible aux personnes handicapées.

Portons une ambition écologique

  • Travailler en amont sur l’accessibilité aux nouvelles constructions en déplacements doux.
  • Travailler avec les promoteurs à l’élaboration d’un label « logement vert » : tendre à tendre à terme vers la préservation des sols et de leurs qualités naturelles, végétalisation des façades et panneaux solaires sur les toits quand les conditions sont remplies.
  • Respect d’un espace réservé à la végétalisation de nos rues : les permis de construire en limite du domaine public ne seront plus accordés
  • Dispositifs finançant la rénovation des logements mal isolés (20 000 logements privés et 15 000 logements sociaux)

Garantissons l’identité de nos quartiers

Certains quartier de Nantes peuvent accueillir des gratte-ciels et beaucoup d’habitants aiment ce type d’habitat ; il faut pouvoir le proposer sur certains quartiers (parties de l’île de Nantes, le Pré Gauchet…) et aussi maintenir l’identité « village » d’autres quartiers, à laquelle les Nantais sont attachés.

La transparence sera notre première règle

Des Nantais qui ont voté pour JR en 2014 ont failli se retrouver avec le programme Yellow Park (2000 logements, tour de 120 mètres… et un nouveau stade) côte à côte, sous leurs fenêtres, alors qu’on leur avait expliqué que Nantes n’avait pas besoin d’un nouveau stade.

C’est une honte pour la démocratie locale.

La révision du Plan Local d’Urbanisme dès la fin 2020s era l’occasion de préciser ce qu’il est possible de faire ou non, quartier par quartier.

Cassons la frontière métropolitaine

Notre ambition est d’impulser dès aujourd’hui d’autres schémas afin de préserver la qualité de vie des Nantais dans les années à venir.

Aujourd’hui la Métropole accompagne l’hypermétropolisation et l’accentue. On nous conduit tout droit à la Métropole à 1 million d’habitants ! Il est donc urgent de passer à une densification modérée et choisie en lien avec notre bassin de vie.

Nous définirons avec nos voisines (Saint-Nazaire, Châteaubriant, Ancenis…) une stratégie concertée de logements, de transports et d’implantation d’entreprises. Nantes doit cesser d’être un aspirateur qui concentre emplois, logements, etc. en générant des embouteillages quotidiens aux entrées de la ville.

Concrètement, nous lancerons des partenariats fonciers entre Nantes Métropole et les villes de son bassin de vie. L’objectif est de monter des programmes immobiliers à tarif attractif ; ceux-ci permettront de dynamiser les territoires. Cela requiert de monter des appels conjoints Metropole-communes a des operateurs immobiliers. Les communes profitent ainsi de la dynamique metropolitaine, les promoteurs beneficient d’implantations dans d’autres territoires.

Mettons en place un outil de pilotage pluriannuel du développement du logement

En lien avec tous les acteurs du logement (promoteurs, bailleurs sociaux, architectes, geometres), cet outil permettra de repenser l’offre de logements par rapport aux évolutions sociétales telles que le télétravail, la décohabitation, les impératifs écologiques et de lancer les évolutions nécessaires.